The Lingerie Place (FR)

Un amour DE SAVOIR-FAIRE

16 mai 2019

La lingerie reste attachée à un savoir-faire, surtout pour ces femmes à forte poitrine à la recherche d’une maîtrise de leur féminité.
Elles sont tributaires d’un savoir-faire qui leur assure un certain confort pour être libres au quotidien. Toutefois la lingerie d’exception s’adresse aussi à ces femmes aux petits seins qui désirent une sublimation de leur corps en douceur, par la finesse d’un travail tout en détails.
Si on peut constater une tendance au minimalisme pour ne révéler que les matières et les coupes, un vivier de fidèles consommatrices très « fleur bleue » reste sensible aux petites ornementations sophistiquées des grandes maisons. La lingerie reste quand même un objet plaisir.

Point de vue Patricia Cadolle, Directrice de la marque Cadolle

Avez-vous constaté une évolution du soutien-gorge ?
Patricia Cadolle / Y a-t-il eu une évolution de la poitrine des femmes depuis la création du soutien-gorge ? Je ne crois pas : les seins ont toujours autant besoin de maintien et c’est la fonction première d’un soutien-gorge. On reste sur un produit qui s’adapte à un besoin. La vraie question est de se demander s’il y a eu une évolution des moeurs et par conséquent une émancipation des femmes à travers leur façon de s’habiller.

Les femmes sont-elles plus libérées ?
P.C. / Je pense que le soutien-gorge a fait, et fait toujours partie, de la libération des femmes depuis sa création par la maison Cadolle en 1889 : il s’est positionné comme une réponse libératrice face au corset, comme le collant a pu l’être face aux bas. Après cette émancipation du vêtement, il nous restait à nous libérer des moeurs.
C’est encore un autre chapitre avec une attente nouvelle des femmes par rapport au soutien-gorge qui ne doit pas être seulement fonctionnel mais également esthétique. Parce que désormais on le montre et pas seulement dans l’intimité.

Avez-vous adapté le style de vos créations face à cette attente ?
P.C. / Chez nous, les seins des femmes de 2019 sont les mêmes qu’en 1889 : extrêmement délicats et parfois très lourds. On ne peut pas ignorer le nombre de coutures nécessaires au maintien des seins d’une femme, c’est la base du métier de corsetier. On fait du maintien et après on décore avec le respect d’un savoir-faire qui tient dans le geste. Si nos machines et nos matières sont plus modernes que celles utilisées par ma grand-mère, le geste reste le même. Lui-seul définit le modèle. On utilise les progrès de la technologie d’aujourd’hui avec la technicité d’un savoir-faire manuel d’antan.

Quelle est valeur ajoutée de la corseterie ?
P.C. / Le but n’est pas d’avoir un positionnement « luxe » mais plutôt bien-être : quand une femme met un soutien-gorge, elle ne doit plus sentir ses seins.
Elle doit surtout se sentir elle-même sans moules préformés qui lui enlèvent son identité : avec les soutiens-gorge à coques, vous avez les seins de tout le monde.

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