The Lingerie Place (FR)

Quel avenir pour les marchés de la mode ?

25 juillet 2019

Malgré un net recul depuis 10 ans de la consommation sur le marché de la mode et du textile, un nouveau paradigme se met en place et fait naître une nouvelle façon de consommer. L’Institut Français de la Mode nous propose un état des lieux et les perspectives de marchés, entre déconsommation et dynamique des marchés émergents.

 

Etat des lieux
Grâce à son outil IFM Panel, baromètre qui restitue de façon mensuelle les évolutions des chiffres d’affaire des différents distributeurs sur tous les circuits de distribution, l’Institut Français de la Mode nous décrit un repli du marché d’environ 15% sur les dix dernières années. En cause, la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation des prix qui forcent les français à diminuer leur budget destiné à l’achat de lingerie. Malgré la bonne dynamique du e-commerce, celui-ci ne parvient pas à compenser le recul des ventes en magasins. Quelle solution ? L’omnicanalité parait essentielle pour relancer les ventes. D’autant plus que l’année 2015 a marqué le début du déclin des enseignes qui ont vu leur position relative par rapport à la dynamique du marché se dégrader, enregistrant un repli des chiffres d’affaire des distributeurs de 3.6%. Les chaînes spécialisées accusent une baisse plus prononcée évaluée à 5.1%. Concernant l’année 2018, le marché a accusé un repli de 3,7% pour le marché de la lingerie et du chaussant. Une année difficile pour la consommation, comme pour la plupart des segments de marchés.

Déconsommation
44% des consommateurs ont acheté moins de vêtements en 2018, toutes CSP confondues. On parle alors de déconsommation générale qui n’en reste pas moins multiple. La déconsommation contrainte concerne la majorité des consommateurs et se traduit par la tendance de masse. D’autre part, 40% de ces intentions s’apparentent à une déconsommation choisie qui concerne les nouveaux modes de consommation tels que le souci écologique, la volonté de désencombrer son stock d’habillement ou d’autres préférences d’achat. Qu’en est-il de la déconsommation de demain ? Un des marchés les plus porteurs est celui de la seconde main avec 15% de consommateurs en 2010 contre 31% en 2018. Par ailleurs, seulement 8% des marques placent le développement durable au cœur de leur stratégie de 2019 même si aujourd’hui, l’offre et la demande de la mode éco responsable ne se rencontrent pas encore sur le marché de l’habillement. La consommation en ligne contribue à rationaliser les actes d’achat mais reste tout de moins spontanée que la vente physique.

Marchés émergents : vers une nouvelle dynamique
En France, les marques semblent néanmoins de plus en plus sensibles au respect des matières et de leurs usages quant à la protection de l’environnement. Tout comme les lois internationales telles que l’interdiction de la production des cotons tiges ou la dénonciation scientifique de certains colorants, pourquoi ne pas appliquer certaines conditions pour le secteur du textile ? Les consommateurs semblent se perdre face à la multiplication des labels de qualité qui doivent encore faire leur chemin avant d’être totalement compris par les publics.Les marchés émergents pour leur part constituent un relai de croissance. Le marché traverse des zones de turbulences dans les pays européens. Les acteurs ont une vraie volonté de mobiliser l’international. Aujourd’hui, le premier marché reste l’union européenne avec un nombre d’habitants plus important que les Etats Unis. A l’horizon 2030, la Chine sera le premier marché de la planète en raison de son fort potentiel de consommation, de son taux de croissance largement supérieur et de la hausse de la classe moyenne chinoise.

 

Podcast Gildas Minvielle et Thomas Delattre – Directeur de l’Observatoire économique et Chef de Projet de recherche IFM 
« Etat des lieux et perspectives des marchés de la mode : vers un nouveau paradigme »

 

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