Ecoresponsabilité : état des lieux

7 juillet 2018

Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de l’origine leurs vêtements. C’est ce qui ressort du dernier baromètre Greenflex sur les Français et la consommation responsable 2017.

« Aujourd’hui l’ensemble du secteur se mobilise car l’industrie textile reste l’une des plus controversées. De nombreux rapports dénoncent régulièrement les problèmes relatifs aux conditions de travail mais aussi aux impacts sur l’environnement créés par la production de vêtements. Ces sujets intéressent de plus en plus les consommateurs. Ces derniers sont certes encore friands de textiles à bas coûts, mais ils réaffirment leur intérêt pour mieux connaitre l’origine et les conditions dans lesquelles leurs vêtements ont été produits » expliquent Marlène Morin-Lallemand, directrice conseil & RSE et Marie-Caroline Caillet, directrice conseil en droit & RSE chez Greenflex.

Interrogées par Interfilière Paris, elles précisent : « L’origine et le respect des droits de l’homme sont désormais dans le top 3 des demandes de consommateurs. Un des facteurs majeurs de mobilisation pour des produits éco-friendly dans l’acte d’achat des consommateurs européens est l’impact sur la santé. Les consommateurs sont plus sensibles à ces sujets et aux labels correspondant pour les vêtements d’enfants et les sous-vêtements en contact direct avec la peau ».

Dans un contexte de méfiance grandissante vis-à-vis des entreprises et des marques, ces différents enjeux impliquent de s’interroger sur l’évolution du secteur face à ces nouvelles attentes, et les changements de business model nécessaires ou non. Au-delà de la société civile des consommateurs, ce sont aussi les organisations internationales et européennes qui se penchent sur le secteur : « Les réglementations spécifiques ou non sur la vigilance, et les guides comme celui de l’OCDE sur le devoir de diligence pour des chaines d’approvisionnement responsables dans le secteur de l’habillement et de la chaussure, viennent également renforcer le questionnement sur le secteur », poursuit Marlène Morin-Lallemand.

Certains pays commencent à se fixer des objectifs d’importation. Le ministère allemand de la coopération au développement a fixé l’objectif d’importer, d’ici 2020, au moins 50% de textiles respectant pleinement des critères écologiques et sociaux. En avril dernier, le Parlement Européen a également adopté une résolution concernant le secteur de la confection dans laquelle il propose une série de mesures à la Commission. Objectif : pallier l’augmentation des risques de violation des droits humains et du travail, de dommages à l’environnement et de maltraitance des animaux et ceci, dès l’étape de la production de matières premières. « Le contexte évolue donc avec de nouvelles exigences et pose de nouvelles interrogations, insiste Marie-Caroline Caillet : quelles sont réellement les obligations qui se dessinent ou s’imposent au secteur ? qui est concerné ?

Dans un contexte où les chaines d’approvisionnement sont souvent longues, il est parfois difficile de connaître tous les partenaires de la chine et les impacts créés à chacune des étapes de la fabrication », reconnaît Marlène Morin-Lallemand qui propose au sein de Greenflex des solutions et des outils d’accompagnement pour y parvenir.

Greenflex sera présent sur la conférence développement durable et éco-responsabilité : les nouveaux enjeux de la filière à 11h lundi 9 juillet.

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