GREEN IS THE NEW BLACK ?

8 juillet 2018

LA MODE EST LA 3ÈME INDUSTRIE LA PLUS POLLUANTE DANS LE MONDE. ON ACHÈTE DEUX FOIS PLUS DE VÊTEMENTS QU’IL Y A 20 ANS.

Consommer plus, produire plus, jeter plus … la boucle est devenue infernale ! Les collections sont renouvelées 8 fois par an en boutique. Résultat : chaque année, ce sont 13.1 millions de tonnes de textiles jetées dans le monde…

Avec la multiplication des enseignes de fast fashion, le rapport à la consommation de vêtements a été profondément bouleversé. La mode est devenue jetable et les consommateurs ont perdu leurs repères dès qu’il s’agit d’évaluer la valeur d’un produit. Or la frénésie de nouveautés se confronte aux ressources limitées de notre planète mais aussi à l’exploitation des ouvriers du textile dans les pays pauvres.
Du côté de l’offre de mode, en dehors de rares exceptions qui font figure de défricheurs, de Patagonia dans l’outdoor à Stella McCartney chez les créateurs, la mode enclenche lentement sa conversion durable et éthique. ASOS et H&M, deux mastodontes de la fast fashion, souvent épinglés pour leurs pratiques de sourcing, ont fait quelques pas dans ce sens. Le site britannique a mis en ligne la Green Room, une sélection de produits durables tandis que l’enseigne suédoise a développé Conscious, sa ligne en textile bio et lance une nouvelle campagne pour encourager le recyclage d’anciens vêtements pour atteindre l’objectif de 25 000 tonnes recyclées par an en 2020.
Ces sujets résonnent tout particulièrement dans le secteur de la lingerie, du bain et de l’activewear, où le corps est en contact direct avec le produit. La question de l’innocuité des matières prend donc une dimension primordiale pour la consommatrice. Celle-ci s’interroge sur la provenance des matières, les substances chimiques utilisées, mais aussi sur l’ensemble du processus de production. Et si nous rentrions dans l’ère d’une consommation mieux maîtrisée ? Plus engagée ?
Il est donc désormais indispensable de repenser en profondeur le mode de production des articles lingerie, bain et activewear, et d’appliquer les principes de l’éco-conception, en se basant sur des matières premières garanties pour être économes en ressources, plus résistantes, ou encore plus facilement recyclables ou dégradables en évitant les transferts de pollution. Des initiatives émergent et les jeunes marques de swimwear et lingerie qui voient le jour, nombreuses sont celles qui ont intégré ces valeurs durables et éthiques afin de donner du sens à leurs projets.

Repainted

DE BELLES INITIATIVES GREEN SUR LE SALON UNIQUE !

SERPENTINA BIKINI, la nouvelle collection 100% BRASIL, intitulée «Aquarelas do Brasil», marque brésilienne, s’engage à ce qu’un arbre soit planté dans une zone déforestée pour chaque bikini acheté.

La créatrice Ivana Vina Oro a conçu sa marque SAVIA DE ORO exclusivement autour de ces principes d’éco-reponsabilité. Très engagée, Ivana cherche constamment de nouvelles formes de production durable, et à travailler avec des artisans locaux.

Sur le site web de BAELLE le message est clair : «Find your center, find your ethical self, find your authentic self». La marque prône l’éthique et l’authenticité comme valeurs premières et utilise des matières naturelles et organiques comme le bambou, la soie et le coton pour créer ses lignes de lingerie et de swimwear.

Pour sa nouvelle collection «Nomade», MOEA, souhaite mettre en avant son implication dans la protection de l’environnement et la construction d’un avenir écoresponsable grâce à l’utilisation de matières recyclées comme Econyl®, de techniques de production minimisant les impacts négatifs sur notre planète et en conservant une certaine éthique dans sa chaine de production.

LES ULTRAVIOLETTES adopte un virage eco-friendly avec l’utilisation de la fibre de nylon écologique Q-Nova® obtenue exclusivement grâce à des matières premières recyclées qui répondent à des exigences de traçabilité précises afin de limiter les émissions de CO2 et réduire la consommation de ressources en eau.

HANKY PANKY, avec sa collection Conscience®, utilise le coton Supima®, coton de première qualité extra-long, issu de l’agriculture biologique aux États- Unis, et mélangé à une touche de Spandex Lycra® pour un ajustement parfait. Hanky Panky a récemment rejoint 35 autres fabricants et marques de vêtements pour s’engager à n’utiliser que du coton biologique d’ici 2025.

OCEAN COUTURE a développé une matière unique mêlant écoresponsabilité et technologie : un polyuréthane, polymère composé d’unités organiques, avec une impression 3D « peau de serpent ».

Tous les produits REPAINTED sont créés à base de tissu Econyl®, matériau innovant obtenu à partir de la récupération des déchets maritimes. La marque est née du désir de créer une mode responsable, respectueuse des traditions et de l’environnement.

UNDERPROTECTION préfère réutiliser plutôt que produire avec une base-line claire «Ethics and Aesthetics» ! La marque danoise utilise de nombreux matériaux «green» : Lyocell ®, fibre produite à partir de pulpe de bois, fibre de lait (fermenté), coton organique caractérisé par un processus de production sans utilisation de pesticides, ni régulateurs de croissance synthétiques et où les semences ne sont pas génétiquement modifiées ou encore polyester recyclé.

Underprotection mise également sur la laine recyclée qui économise les matières premières et apporte une nouvelle vie aux vieux vêtements. Cette laine recyclée est issue de tissus déchirés, refilés, retissés ou retricotés. Ce procédé exige moins d’énergie et offre une matière extrêmement confortable et durable.

Et aussi

MARGARET & HERMIONE lance une nouvelle ligne Sportswear conçue à base de filets de pêche recyclés.

SEAFOLLY imagine une ligne « Water Garden » fabriquée à partir de nylon recyclé nommé Regen®.

FASHY, prône depuis toujours des valeurs écoresponsables et présente des collections conçues en polyamide 100 % recyclé.

ROSA FAIA lance son maillot de bain Eco Rosa fabriqué à partir de filets de pêche recyclés.

MEY développe des pièces réalisées en coton Pima® avec son approche globale «Fair Made / Fair Paid» équitable, ce coton, appelé également «soie des Andes», est une matière naturelle saine et 100 % biologique qui pousse au nord du Pérou, dans la région du Piura depuis plus de 4 000 ans.

Seafolly

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